L’avion traversait un ciel plombé et turbulent, quittant Lyon pour s’enfoncer vers le sud de la France en direction de Marseille. En cabine de première classe, des pleurs désespérés et aigus brisaient la tension de l’atmosphère. Un son continu, douloureux, impossible à ignorer. Les 12 passagers installés dans cette section se remuaient mal à l’aise dans leurs sièges luxueux, mais aucun n’osait se plaindre.
Ils ne se taisaient pas par empathie, mais par terreur absolue.